L’avenir du judo canadien avec Catherine Toshkov
La championne canadienne junior de judo, Catherine Toshkov, n’oublie pas son club formateur à Boucherville, qu’elle aime rejoindre parfois lorsqu’elle en a la possibilité.
Catherine Toshkov poursuit son chemin et, depuis trois ans, période à laquelle elle a intégré l’équipe canadienne, la judoka n’a pas connu la défaite aux championnats nationaux dans sa catégorie. « En 2023 et 2024, j’ai été première aux Championnats canadiens chez les moins de 57 kg en junior et en sénior. En 2025, j’ai changé de catégorie et j’ai fini première en junior chez les moins de 63 kg et troisième chez les séniors », nous indique l’athlète âgée de 19 ans.
Depuis qu’elle a intégré l’équipe canadienne, l’athlète inscrite en sciences de la nature au collège Maisonneuve s’entraîne dix fois par semaine. Parfois, c’est pour faire de la musculation et d’autres fois, pour travailler sa technique, mais « tous les soirs, je fais des combats qui varient en intensité ».
L’entraîneur en chef de l’équipe canadienne, Antoine Valois-Fortier, ne se prive pas de compliments à son égard. « C’est la meilleure athlète canadienne junior dans sa discipline. C’est une très bonne compétitrice, combative, c’est une très bonne judoka, aussi bien techniquement que tactiquement. Elle a le feu dans les yeux. »
Sans oublier
Même si elle réside désormais à Montréal, proche du stade olympique, où se déroulent ses entraînements, Catherine n’oublie pas d’où elle vient. « J’ai commencé le judo à sept ans au Club de judo de Boucherville. C’est Fayçal Bousbiat qui m’a appris ce sport. Il m’a fait commencer la compétition à douze ans. Aujourd’hui, je n’ai pas beaucoup d’occasions d’aller dans mon club, mais j’ai trouvé très important de garder des liens. Parfois, je viens à Boucherville pour pratiquer et prendre des conseils. Fayçal me connaît très bien. » C’est au Club de judo de Boucherville, avec son entraîneur, qu’elle a aimé son sport en battant très vite les garçons de son âge.
Une année référence
« En compétition cette année en Europe, sur le circuit le plus relevé, elle est revenue avec trois médailles autour du cou. Elle s’est vraiment démarquée cette année », explique Antoine Valois-Fortier.
Même si, aux derniers Championnats du monde de niveau junior, le 5 octobre, elle a été déçue d’une élimination au premier tour, elle est revenue avec des médailles de compétitions internationales en Europe, où le niveau est très relevé.
Au moment de notre rencontre, l’athlète préparait une compétition en Ontario, la semaine suivant l’Omnium du Québec / Quebec open 2025. « Du 12 au 16 novembre, cela sera ma dernière compétition internationale en tant que junior à la Coupe continentale. L’année prochaine, je serai dans la catégorie sénior. »
Même si son objectif, à long terme, est de faire les Jeux olympiques en 2028 ou en 2032, elle ne compte pas se mettre trop de pression pour 2028. « Pour être qualifiée, il faut être dans les deux meilleures canadiennes et accumuler beaucoup de points dans des compétitions internationales. Je ne veux pas me mettre trop d’attentes pour 2028. À plus court terme, c’est de performer lors de compétitions internationales. »
En évolution
Même si, au Canada, le judo n’est pas le sport le plus populaire, il semble avoir repris son rythme de croisière dans sa progression depuis la pandémie de COVID-19. « Comme tous les sports, nous avons connu une forte baisse du temps de la pandémie, mais aujourd’hui, les inscriptions au Canada sont supérieures à celles d’avant la pandémie. Le judo est toujours en évolution, même si l’on en entend toujours plus parler tous les quatre ans, au moment des Jeux olympiques. Malgré les moyens que nous avons, on réussit à très bien performer sur le plan international », de conclure Antoine Valois-Fortier.
