Le Grand Défi Pierre Lavoie, un mouvement québécois d’envergure ancré à Boucherville
Le Grand Défi Pierre Lavoie, dont les activités inspirent chaque année des dizaines de milliers de Québécois à bouger et à privilégier un mode de vie sain, a établi son siège à Boucherville.
Connue à travers tout le Québec pour ses initiatives en faveur des saines habitudes de vie, l’organisation rayonne bien au-delà des frontières locales. Pourtant, c’est à Boucherville que bat le cœur logistique de ce vaste mouvement collectif.
C’est là, aux abords du parc Vincent-d’Indy, que se trouvent les bureaux du fondateur Pierre Lavoie et de son équipe, qui coordonnent chaque année des événements rassemblant des dizaines de milliers de participants aux quatre coins de la province.
« On a d’autres bureaux à Québec et à Saguenay, mais le bureau principal a toujours été à Boucherville et on en est fiers », déclare Pierre Lavoie, fondateur du Défi Pierre Lavoie.
Pourquoi Boucherville?
Comment cette ville de la Rive-Sud est-elle devenue le point d’ancrage d’un défi désormais emblématique pour les Québécois? Derrière ce choix géographique se cachent des considérations financières et logistiques : un lieu proche de Montréal, au sein d’une municipalité à l’image même de la mission du Grand Défi.
Rencontré quelques jours après la tenue de la 11e édition de la Grande marche, un événement phare de l’organisation, Pierre Lavoie revient sur ce choix stratégique. « Le Grand Défi, c’est un événement provincial, pas local. Il fallait donc être proche des grands sièges sociaux pour être capable d’aller chercher des fonds pour nous aider dans notre ambition. C’est pour cela que l’on a installé nos bureaux à Boucherville, pour être près de Montréal et de ses quatre millions d’habitants. »
Un choix géographique qui épouse parfaitement les valeurs que son organisation s’efforce de promouvoir depuis plus de quinze ans. « Le gouvernement n’est pas très efficace pour réussir à joindre les populations. Par contre, un gouvernement de proximité, comme une ville ou une municipalité, a un grand pouvoir d’influence sur ses citoyens. Et certaines villes ont fait le choix d’emprunter le virage santé, comme Boucherville, qui a un triathlon et la chance d’avoir accès à l’eau. »
Le Grand Défi
Le Grand Défi Pierre Lavoie fonctionne sur un modèle où tous les profits de ses événements sont versés à sa fondation, qui finance à la fois la recherche sur les maladies héréditaires orphelines et des projets favorisant l’adoption de saines habitudes de vie chez les jeunes, notamment dans les écoles défavorisées. « À date, on a remis 40 millions en argent à des écoles primaires défavorisées et on a financé 263 projets de recherche sur les maladies génétiques orphelines », se félicite Pierre Lavoie.
L’organisation entretient également des liens avec certaines écoles de Boucherville, comme l’école De Mortagne, où Pierre Lavoie a déjà donné des conférences. Cependant, les besoins y sont moindres qu’ailleurs au Québec. « Au Québec, sept écoles sur dix sont défavorisées, mais il n’y en a aucune à Boucherville », explique-t-il. « On est toujours là pour répondre aux projets, mais quand on doit injecter de l’argent, on le fait surtout pour les milieux défavorisés qui en ont besoin. »
Côté ressources humaines, la structure compte 41 employés et s’appuie sur le soutien de plus de 3 300 bénévoles, selon Pierre Lavoie. L’organisme précise que peu de personnes travaillant au bureau de Boucherville résident dans la ville même, la plupart venant de municipalités avoisinantes ou de Montréal. En revanche, plus de 40 % des bénévoles viennent de la Montérégie.
Sur le plan de la mobilisation, les grands rendez-vous attirent des foules impressionnantes. La Grande marche, un événement prescrit par les médecins de famille, qui s’est tenue du 17 au 19 octobre dans plus de 120 villes à travers le Québec, a réuni près de 98 000 marcheurs cette année.
« Des médecins qui prescrivent à leurs patients de l’activité physique, il n’y a personne qui fait ça de façon massive sur la planète. C’est unique au monde, ce que l’on fait là. C’est extrêmement encourageant pour l’avenir. On est au début d’un changement social, et c’est le Québec qui va le faire le premier », souligne fièrement Pierre Lavoie.
