Le pickleball, victime de sa popularité à Boucherville
Alors que la municipalité a fermé ses terrains extérieurs de pickleball pour la saison hivernale, le club de Boucherville espère pouvoir répondre à la popularité de son sport, qui attire de plus en plus de joueurs.
L’effervescence du pickleball, ce n’est pas le Club de pickleball de Boucherville qui va la démentir. « En trois ans, nous avons augmenté le nombre de nos membres de 100 %. Nous avons beaucoup de personnes qui sont inscrites sur notre liste d’attente », de nous indiquer Kathleen Roy, secrétaire du conseil d’administration du club. Actuellement, l’organisme compte 350 membres pour 19 terrains extérieurs dans la ville. Des terrains qu’ils partagent avec d’autres sports. « Est-ce que nous avons assez de terrains? Non. Mais nous avons de bonnes relations avec les gens de la Ville et nous savons qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour nous aider. Mais, c’est certain, il va falloir trouver d’autres endroits pour pratiquer notre sport », explique-t-elle.
Une grande popularité
En poussant les portes du Sani Sport de Boucherville, une petite pancarte nous oriente vers les nouveaux terrains de pickleball, qui remplacent, depuis un peu plus d’un an, quatre terrains de tennis.
« On a fait un projet pilote dans notre Sani à Brossard. Je suis un ancien professionnel de tennis et j’étais assez réticent, car pour moi, les Sani, c’est le tennis. Mes partenaires ont assisté et ils ont eu raison. Et lorsqu’on a organisé notre premier tournoi de pickleball, nous avons eu 500 personnes au premier tour. Je n’avais jamais vu ça, même si j’organise des tournois de tennis depuis 25 ans. C’est clair que la demande était là », raconte au journal Ricky Twynam, directeur tennis et l’un des propriétaires des Sani Sport à Boucherville et à Brossard.
Depuis l’hiver dernier, une entente est passée entre le Sani Sport de Boucherville et la Ville pour accueillir le club sur les 12 terrains disponibles. Une solution qui satisfait le club, qui a besoin de plus. « Il n’y a pas assez de terrains extérieurs et intérieurs pour l’ensemble de nos membres. »
Plus de jeunes
D’ailleurs, le Sani multiplie les ententes avec les villes, à la recherche d’espace pour pratiquer cette discipline, comme Varennes ou encore Sainte-Julie. « On organise des plages horaires où chacun peut jouer sur huit ou douze terrains, nous explique M. Twynam, qui, devant l’engouement pour ce sport, s’organise. On veut voir des jeunes se développer. Nos éducateurs sont certifiés par Tennis Canada, car ce sont eux qui s’occupent d’encadrer la discipline. Cela nous permet de bien encadrer les formations au plus haut niveau ou encore d’organiser des tournois. «
Le club de Boucherville a également vu cette évolution du sport, qui, désormais, attire toutes les générations. « C’est vrai qu’au début, nous avions une population d’aînés. Mais aujourd’hui, tout le monde vient jouer. Nous aimerions, au club, ouvrir une section junior. Mais il nous faut des espaces. Il y a de plus en plus de centres qui ouvrent et dès qu’ils le font, c’est déjà complet. Ce n’est plus un sport qui est réservé aux aînés. Et puis, il nous faut des jeunes pour préparer la relève », de conclure Mme Roy.
En moins de deux ans d’existence, les terrains de pickleball du Sani Sport sont occupés à 70 % du temps disponible. Le centre sportif organisera son prochain tournoi MiLP Can, comptant pour les Séries Québec 2026, au Sani Boucherville le 24 janvier. Les inscriptions sont ouvertes.
