Le Triathlon/duathlon de Boucherville promeut la solidarité par le sport

Plus qu’une compétition d’endurance, le triathlon/duathlon de Boucherville est devenu le reflet d’une identité collective. Derrière les cris des spectateurs et l’effort des athlètes, c’est toute une culture de la santé, du partage et de la fierté bouchervilloise qui s’exprime.

Le 28 septembre dernier, les rues de Boucherville vibraient au rythme des encouragements. Cris, sifflets et klaxons ont accompagné les athlètes de la 9e édition du triathlon et du duathlon, qui ont repoussé leurs limites tout au long de la journée.

« Nous voyons dans cette compétition bien plus qu’un simple événement sportif. C’est une façon de rassembler la communauté autour de valeurs de dépassement, de santé et de plaisir », souligne Marie-Pier Lamarche, directrice générale adjointe à la mairie de Boucherville.

Et la popularité ne se dément pas. « On est à pleine capacité. Lors de la première édition, en 2016, on comptait 600 participants, et cette année, nous en avons eu 1633 », affirme Mme Lamarche.

« Commencer à courir avec nous, c’est commencer à courir dans le plaisir, au bon rythme, en intégrant une communauté. » – Marc Langevin

Au-delà de la course

À travers le triathlon et le duathlon, Boucherville démontre que le sport dépasse le cadre de la performance physique : il est un moteur de solidarité et de fierté collective.

« C’est un triathlon/duathlon caritatif, les profits sont donnés à trois organismes : le Centre répit-dépannage aux Quatre Pôles, la Fondation Source Bleue et la Fondation Jeanne-Crevier », précise Mme Lamarche.

Cette année, une somme record de 120 000 $ a été récoltée.

Si cet événement est un moment phare du calendrier municipal, les cris de la foule rappellent une réalité quotidienne : Boucherville est une ville sportive, active toute l’année.

Une pratique inclusive

Parmi les disciplines du triathlon, le cyclisme occupe une place de choix. À Boucherville, cette pratique est portée par le club cycliste local, qui forme la relève sportive tout en favorisant une approche inclusive et récréative.

« On a beaucoup de jeunes du Club cycliste de Boucherville qui brillent à l’étranger », souligne Caroline Blais, vice-présidente et entraîneuse du club. « Comme c’est le cas de Charles Alexandre Veilleux, Sandrine Veilleux ou encore Guillaume Boivin. »

Mais au-delà de l’aspect compétitif, l’organisme valorise surtout la pratique récréative. « On offre l’opportunité aux jeunes de découvrir un nouveau sport, pas uniquement axé sur la compétition. Je veux les amener à prendre confiance en eux, à croire en leurs capacités et à relever des défis », précise Mme Blais.

Une pratique communautaire

Créé à Boucherville en 2012, le Club de course CCC propose des sorties hebdomadaires du mois d’avril au mois de septembre. En 14 ans, sa popularité a explosé. 

Aujourd’hui, pas moins de 150 coureurs se réunissent chaque semaine sous la supervision de 15 entraîneurs bénévoles, répartis selon six allures de course différentes. « On est très inclusifs, tout le monde qui veut courir ou se mettre à la course à pied pourrait rejoindre les rangs du CCC », souligne Marc Langevin, fondateur du CCC. « Commencer à courir avec nous, c’est commencer à courir dans le plaisir, au bon rythme, en intégrant une communauté. »

Fort de son succès, le club a étendu ses activités à l’ensemble de la Rive-Sud. « Chaque mercredi devient un endroit différent, mais Boucherville reste notre quartier général : plus de 50 % de nos entraînements s’y déroulent. » 

En créant des communautés, ces organismes demeurent des piliers de la vie sportive locale, qui invitent chaque jour les citoyens à se dépasser. À ce titre, le CCC organise régulièrement des sorties hivernales, tandis que le CCB s’apprête à lancer sa saison de cyclisme sur piste 2025-2026.