l’École de danse de Boucherville en spectacle 

L’École de danse de Boucherville organisait son spectacle de danse de fin d’année du 16 au 18 mai. Parmi les styles présentés, on retrouvait du jazz, du ballet, du hip-hop et du contemporain.

Un texte de Louis Alexandre Voghell
redaction@journaldeboucherville.com

Ce sont 709 danseurs, dans plusieurs styles différents, qui se sont produits à la salle Pratt & Whitney Canada de Longueuil. Au total, le spectacle de l’École de danse de Boucherville a proposé quatre représentations comptant 65 chorégraphies différentes.

Monter un événement d’une telle ampleur demande plusieurs mois de préparation. La directrice, Valérie Tanguay, admet que l’établissement se prépare pour ce spectacle depuis le mois de février. « Le plus gros défi, c’est l’organisation complète », souligne-t-elle. La directrice explique devoir coordonner les horaires de centaines d’élèves et les changements de costumes, en plus d’assigner des bénévoles à travers l’ensemble des représentations. Au total, tout près de 80 bénévoles, principalement des parents de danseuses et danseurs, participent à l’événement.

Parmi les quatre spectacles offerts, trois regroupent les élèves de neuf ans et plus, alors qu’un quatrième est spécialement conçu pour les plus jeunes, le dimanche après-midi. « Le spectacle des petits est vraiment adapté pour les familles. », explique-t-elle.

Le spectacle de cette année était présenté sous l’appellation Au rythme des saisons. Pour choisir ce thème, l’équipe de l’École de danse se réunit afin de proposer différentes idées avant de voter pour les plus populaires. Selon la directrice Valérie Tanguay, l’objectif est de conserver un thème assez large pour laisser une liberté créative aux enseignants. « On essaie d’en trouver un qui soit simple », explique-t-elle. Vu le grand nombre de chorégraphies et de groupes présentés, l’École privilégie désormais des sujets artistiques plutôt qu’une histoire précise. « On trouvait que l’on était inspirés par les saisons et les couleurs », ajoute Mme Tanguay. Les professeurs peuvent ensuite choisir librement leurs musiques, leurs concepts et leurs chorégraphies en s’inspirant du thème général.

Un nouveau style

La grande nouveauté cette année est l’addition d’un tout nouveau style de danse, le breaking. Celui-ci, à ne pas confondre avec le hip-hop, se différencie avec des mouvements qui demandent une certaine force physique et une grande maîtrise technique à travers des éléments acrobatiques, du travail au sol et des enchaînements rapides. Cette discipline exige aussi beaucoup d’endurance et de coordination, ce qui représente un défi supplémentaire pour ceux qui la pratiquent. L’École souhaite que le spectacle procure de la visibilité à ce style pour stimuler de nouvelles inscriptions à l’automne.

Dans la bonne direction

La pandémie a marqué un ralentissement important pour l’École de danse de Boucherville. Selon la directrice, les inscriptions avaient chuté, passant d’environ 600 à 250 élèves durant cette période. « On a survécu à la COVID en faisant des cours en ligne. On a réussi à garder un petit noyau », explique-t-elle. Depuis le retour à la normale, l’établissement retrouve un nombre de danseurs similaires à celui de la période prépandémique. L’organisation connaît maintenant une croissance soutenue, selon Mme Tanguay, qui ajoute qu’aujourd’hui, près de 850 élèves y sont inscrits et que ce nombre continue d’augmenter d’année en année.