Les Flyers All Starz Karma remportent un 10e championnat du monde

Le club de cheerleading Flyers All Starz Karma a une fois de plus fait rayonner la Rive-Sud à l’international en remportant un 10e championnat du monde

Les Flyers All Starz Karma ont ajouté un nouveau chapitre à leur impressionnant palmarès en remportant un 10e championnat du monde de cheerleading lors de la compétition tenue à Orlando, en Floride, en avril dernier. 

L’équipe de la Rive-Sud, composée notamment d’athlètes de Boucherville, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Constant et de Beauharnois, confirme ainsi sa domination sur la scène internationale en faisant briller, une nouvelle fois, les couleurs de la province et de nos municipalités à l’échelle mondiale. 

Championnat du monde 2026

Vous avez bien lu, 10 titres de championnes du monde pour une seule équipe, remportés en 2011 et 2013, puis pendant huit années consécutives, de 2018 à aujourd’hui.

Le plus récent titre de l’équipe remonte à seulement quelques semaines. En effet, en avril dernier, le groupe a brillamment remporté son dixième titre lors de ce championnat du monde tenu à Orlando, en Floride, du 24 au 27 avril. « Les Flyers All Starz sont de loin le club le plus médaillé au Canada, se félicite Krystel Orhue, membre de l’équipe. Cette année, nous avons remporté l’or dans deux catégories ainsi qu’une médaille de bronze dans une autre. »

La troupe est composée de 33 athlètes, dont 30 prennent place sur le tapis lors de la performance. Les trois autres sont là en remplacement, car, dans ce sport où les athlètes volent, font des vrilles et se soutiennent, les blessures vont vite. 

Cette année encore, l’équipe évoluait dans la catégorie International Open niveau 7 sans tumbling, où elle a su se démarquer avec brio, portée par une chorégraphie complexe et brillamment synchronisée. Les vidéos de la compétition sont d’ailleurs en libre accès sur YouTube.

Un faux départ

La compétition n’a toutefois pas débuté sur les chapeaux de roues pour le groupe, qui, après une performance millimétrée, a connu une chute à la fin de sa première journée de prestation. « À la toute fin de la première chorégraphie, nous avons eu une pyramide qui s’est écroulée, ce qui nous a coûté quatre points, se rappelle Krystel Orhue, qui en est à son huitième titre au sein de l’équipe. Nous étions donc en deuxième position au classement mondial. »

Cette petite erreur n’a cependant pas empêché l’équipe de se qualifier pour les phases finales de la compétition, où elle a su se relever et briller de mille feux. « En finale, la compétition recommence à zéro et c’est la meilleure chorégraphie, avec le plus de gestes techniques et le plus haut niveau de difficulté, qui gagne. »

L’équipe a été évaluée par 14 juges lors de cette dernière prestation, qui ont décidé de lui décerner le titre de grande championne. « Nous avons terminé premières de notre catégorie, se remémore avec joie Krystel Orhue. Malgré notre chute, nous sommes passées de la deuxième à la première place. Ça a été le plus haut niveau sur lequel nous avons performé depuis de nombreuses années. »

De l’ombre à la lumière

Sur la Rive-Sud, nous comptons un panel hétéroclite de sportifs de talent. Certains domaines, tels que le hockey, le soccer, le football américain ou encore le ski, font beaucoup parler d’eux.

À l’inverse, certains sports demeurent moins populaires et plus nichés. Pourtant, cela n’empêche pas plusieurs athlètes d’y exceller et de faire rayonner les couleurs de notre province et de nos municipalités sur la scène internationale.

C’est notamment le cas du cheerleading, selon Krystel Orhue, qui regrette que, malgré leurs nombreuses performances, leur discipline et leur club, ce sport soit encore trop peu reconnu au Québec. « Je trouve personnellement que le cheerleading n’est clairement pas encore assez mis de l’avant au Canada. Pourtant, nous comptons de multiples équipes et athlètes très talentueuses. »

Pour cette cheerleader de 31 ans, qui prenait part cette année à sa dernière compétition, ce manque de reconnaissance entraîne également un manque de financement, même au plus haut niveau. Une réalité d’autant plus marquée que cette discipline demeure coûteuse à pratiquer. « Tout dépend du niveau auquel on performe, souligne Krystel Orhue. Dans mon cas, on parle d’entre 6 000 $ et 8 000 $ par année. Sans compter l’essence pour les déplacements, la perte de salaire lorsqu’on doit prendre congé pour les compétitions et les équipements. »

En effet, malgré l’exigence physique et l’investissement financier important, la majorité des athlètes, même au niveau international, ne peuvent pas vivre de leur passion. Elles doivent plutôt composer avec un double quotidien, en jonglant entre entraînements intensifs, compétitions et vie professionnelle.

Une situation qui, selon plusieurs membres du milieu, limite l’établissement du cheerleading comme sport à part entière, malgré ses performances de calibre mondial et son niveau de technicité élevé.