Reliée Boucherville à Sainte-Julie par le vélo

Une entente intermunicipale d’une piste cyclopédestre entre les villes de Sainte-Julie et de Boucherville a été entérinée par le conseil municipal de Sainte-Julie le 25 août, lors d’une séance extraordinaire. 

Le 9 septembre, lors de la plus récente séance du conseil municipal de Sainte-Julie, le conseil a déposé un projet de règlement pour un emprunt de 500 000 $ destiné à la construction de la piste cyclopédestre.

Le 25 août, lors d’une séance extraordinaire, la Ville autorisait une résolution permettant la signature de l’entente intermunicipale. « La conclusion d’une entente avec la Ville de Boucherville est jugée opportune pour encadrer la réalisation des travaux d’implantation de cette piste cyclopédestre et définir les modalités de partage des coûts », pouvait-on y lire.

Le montant avancé par la Ville de Boucherville n’était pas connu au moment d’écrire cet article, mais le 26 août, cette dernière a adopté l’entente entre les deux villes pour la construction d’une piste cyclopédestre qui s’étalera sur une distance d’environ 7,9 km. Le maire de Boucherville, Jean Martel, a rappelé en séance que la Ville allait de l’avant dans le but de répondre aux demandes citoyennes et de permettre un déplacement actif et sécuritaire entre les deux municipalités. 

Cette piste cyclable reliera les axes 20 et 70 de la trame verte et bleue de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à la route 1 de la route Verte de Vélo Québec.

« Mon collègue de Sainte-Julie, le maire Mario Lemay, est un passionné de pistes cyclables. Nous avons eu plusieurs rencontres pour conclure cette entente, qui se fait en concert avec la CMM. Cela lui tient vraiment à cœur », a indiqué en séance M. Martel.

Sur 7,9 km

La piste cyclopédestre longera l’autoroute 30 à Sainte-Julie pour rejoindre le boulevard de Touraine à Boucherville, en passant par le viaduc vers le chemin d’Anjou, le long du parc qui sera aménagé. La piste rejoindra la rue Montarville.

Louis Lalonde, porte-parole de Vélo Québec, estime « qu’il n’y a pas assez d’ententes intermunicipales pour la construction de pistes cyclables », tout en saluant l’initiative des villes de Sainte-Julie et de Boucherville. « On observe une progression des villes qui développent des pistes cyclables sur leur territoire, mais la valeur de ces infrastructures augmente lorsqu’il y a une connectivité avec les villes voisines. » M. Lalonde explique qu’il faut voir les pistes cyclables comme un réseau autoroutier pour le vélo, avec une envergure régionale.

« Ensuite, il faut connecter l’ensemble des réseaux. C’est comme la route Verte, qui s’étale sur 5 400 km. C’est la plus longue en Amérique du Nord. Cette dernière est connectée à 35 % des villes du Québec. Il est ainsi possible de rouler de Montréal à Matane à vélo. »

Partage des coûts

Il explique la difficulté de trouver des collaborations entre les municipalités ou de construire une piste cyclable sans interruption brusque à la limite du territoire, en raison du fait que lorsqu’il faut partager les coûts, cela devient plus complexe. « Plus il y a de variables, plus il y a de monde autour de la table pour prendre une décision, et donc, c’est plus difficile. D’où la plus-value de voir des MRC ou des agglomérations prendre en considération ces questions. »

« La région progresse beaucoup pour faire plus de place au vélo. C’est particulièrement vrai pour Sainte-Julie, qui a un réseau de pistes cyclables de plus en plus développé. » Sainte-Julie fait d’ailleurs partie des villes certifiées Vélosympathiques par Vélo Québec.