Un tournoi de ringuette de Boucherville en Orbite
L’organisation de ringuette de Boucherville s’apprête à organiser son 39e tournoi au Centre des glaces Gilles-Chabot à Boucherville du 20 au 25 janvier.
Sophie Lambert, présidente du club l’Orbite de Boucherville, nous a accueillis à quelques jours de l’événement phare de la saison. « C’est l’un des plus gros tournois de ringuette au Québec, assurément le plus grand de la Rive-Sud près de Montréal. » La présidente a accepté de nous parler d’un sport encore mal connu du grand public. Pourtant, du 20 au 25 janvier, ce sont près de 900 joueuses qui se rassembleront pour lancer l’anneau dans le but.
Grosse organisation
Le petit groupe de 8 personnes qui gère la planification du tournoi 2026 devra accueillir 77 équipes avec l’aide de 70 bénévoles. Les équipes viennent de partout au Québec : Montérégie, Montréal, Québec, Chaudière-Appalaches, Rive-Nord, secteur de Montréal, Côte-Nord, Mauricie et aussi de l’Ontario. Le tournoi, qui commence le mardi 20 janvier, accueillera les équipes venues de loin à partir du vendredi 23 janvier.
Quand le tournoi sera fini, 13 finales auront été disputées. Pendant l’événement, les couloirs au Centre des glaces seront animés de 8 h à 22 h en fin de semaine.
Cinquante ans
L’Orbite de Boucherville a célébré, en 2024, son 50e anniversaire en pleine forme. Deux ans plus tard, ce sont 250 joueuses de quatre ans et plus qui sont inscrites au club. Elles viennent principalement de Boucherville, de Varennes et de Verchères. La bonne santé de se sport, que la Ville aide en lui accordant du temps de glace, devrait en principe mousser sa popularité aux yeux du grand public. « La ringuette n’a pas la visibilité que l’on voudrait. Ce n’est pas une discipline olympique, il n’y a pas de diffusion télévisuelle, on met beaucoup plus de l’avant le hockey… Cela fait partie des raisons pour lesquelles la ringuette n’est pas un sport très connu », regrette Mme Lambert. La petite équipe de gestion ne ménage cependant pas ses efforts pour attirer de nouvelles joueuses. « L’été, nous nous promenons aux abords des terrains de soccer pour distribuer des dépliants. Nous sommes présents aux événements festifs de la ville pour parler de notre sport et ainsi attirer des joueuses. Mais c’est principalement le bouche-à-oreille qui fait que les joueuses viennent s’inscrire au club, ou encore les mamans, anciennes joueuses, qui inscrivent leur enfant. »
Pour être encore plus attractif, le club propose aux moins de sept ans la première année d’inscription gratuite et aux moins de douze ans, la possibilité de bénéficier d’un prêt d’équipement pendant deux ans. « C’est difficile de faire plus », sourit Mme Lambert. À l’aréna, une salle est d’ailleurs réservée au matériel du club. Des équipements souvent donnés par les plus anciennes joueuses.
Un sport au féminin
Même si, entre l’âge de quatre et sept ans, les garçons peuvent s’inscrire au club, les années suivantes sont exclusivement réservées aux filles. Il faut dire que la ringuette est l’un des rares sports collectifs pensés et développés pour les filles. Elle favorise une progression adaptée à chaque niveau d’habileté, du niveau récréatif jusqu’à l’excellence. « La ringuette a été créée en 1963, car les femmes ne pouvaient pas jouer au hockey. À la ringuette, on n’a pas le droit de faire des mises en échec, c’est beaucoup plus sécuritaire. C’est un sport très inclusif et d’équipe, car il est obligatoire de faire des passes. Il n’est pas possible de franchir une ligne avec l’anneau. »
Après 18 ans, les joueuses continuent leur sport, mais elles ne sont plus encadrées par le club. « Nous nous contentons de leur réserver du temps de glace pour leurs rencontres. »
Le club accepte les nouvelles inscriptions des quatre à sept ans en tout temps. Pour les joueuses de huit ans et plus, les inscriptions sont de juin à août chaque année. Toutes les informations sur le site Internet du club.
