Une première expérience aux Championnats du monde pour Sandrine Veilleux
Sandrine Veilleux termine la course sur route des Championnats du monde juniors de cyclisme avec beaucoup d’expérience.
À 16 ans, elle termine la course à la 60e place, alors qu’elle n’avait pas les jambes aujourd’hui.
« J’étais mal placée au départ et j’étais derrière une chute », explique la Bouchervilloise, qui s’est retrouvée dès le début de la course dans un deuxième peloton derrière un premier groupe de filles qui avaient profité de ce fait de course. Cet écart ne sera finalement jamais rebouché.
Cela n’a pas découragé toute sa famille qui s’était donné rendez-vous dans la montée Camilien-Houde pour l’encourager. Drapeaux canadiens, cloches et maillots à l’effigie de Sandrine, tout a été déployé pour soutenir la chouchoute de ce coin de course. « J’ai fait une trentaine de maillots. Ils sont tous partis. Il y a les cousins, ses trois sœurs, ses parents, ses grands-parents… pour une fois que tout le monde peut-être là », nous explique sa maman, qui s’interrompt pour soutenir sa fille qui passait en même temps. « Nous, on est fières. C’est sûr qu’on est un peu stressées, mais honnêtement, ce qui me rend heureuse, c’est le sourire qu’elle a eu quand on vient de la voir monter. Je pense que c’est le plus beau sourire que j’ai vu de toute ma vie. Elle a déjà réussi tous les objectifs qu’elle s’était fixés cette année. »
Pour Léanne, Améliane, Jade, les trois sœurs de Sandrine, parfois émues aux larmes, ont montré toute leur fierté de voir leur sœur évoluer à ce niveau. « Nous, on est fières. C’est sûr qu’on est un peu stressées, mais honnêtement, ce qui me rend heureuse, c’est le sourire qu’elle a eu quand on vient de la voir monter. Je pense que c’est le plus beau sourire que j’ai vu de toute ma vie. Elle a déjà réussi tous les objectifs qu’elle s’était fixés cette année. »
Sandrine gardera dans sa mémoire cette ambiance. « Pour vrai, c’était vraiment le fun d’entendre tout le monde. J’ai pris le temps de regarder, j’ai vu qu’il y avait plein de petits drapeaux du Canada. C’était vraiment beau à voir tout le long de la montée, j’entendais mon nom, même si c’était dur, j’étais capable de reconnaître certaines voix. C’était super. »
La course
Le jour J, les jambes de Sandrine n’étaient peut-être pas au rendez-vous. « Pour vrai, c’était vraiment difficile. Malheureusement, troisième tour, j’ai commencé à avoir un énorme mal de tête. En plus, les gens m’encourageaient vraiment fort (rire). Mais ce n’était pas grave, ça faisait du bien au moral d’entendre des encouragements. Je n’avais peut-être pas les meilleures jambes cette semaine. Je ne pense pas que je suis arrivée ici avec le top de ma forme malheureusement, mais c’est pas grave, j’ai encore l’année prochaine pour me reprendre », d’indiquer au journal.
Maintenant, c’est du repos bien mérité qui attend l’athlète qui pense déjà à remettre ça en France aux prochains Championnats du monde.
